L’ ART

L’Homme de Néandertal a dès 75 000 ans gravé certains os de traits géométriques. L’art de la gravure et de la peinture se développe réellement en Europe occidentale avec l’arrivée de Cro-Magnon, vers 40 000 ans et le début du Paléolithique supérieur. Il se concentre plus particulièrement dans le sud de la France et le nord de l’Espagne. En France, on compte plus de 300 sites paléolithiques ornés, dont les plus emblématiques sont certainement la grotte de Lascaux et la grotte Chauvet.

Les chercheurs ont longtemps considéré l’art du Paléolithique supérieur comme un ensemble qui s’était développé de façon linéaire. Aujourd’hui, à travers des études poussées des techniques picturales, la réalité est beaucoup plus contrastée car de nombreux particularismes régionaux ont été découverts.

La signification de l’art paléolithique reste difficile à aborder, tant cette pratique est variée d’une région à l’autre. Certains préhistoriens évoquent une pratique magique de la chasse, d’autres y voient plutôt un art funéraire, ou encore, des références à des événements historiques ou mythologiques.

En Poitou, pratiquement toutes les occupations en grotte du Magdalénien moyen livrent des gravures. Sur os, sur bois de renne comme sur plaquettes calcaires, ces gravures représentent toutes sortes d’animaux. Dans la grotte de La Marche, les magdaléniens ont aussi représenté des humains. Le Taillis des Coteaux ne fait pas exception et a livré une unique plaquette gravée figurative, datée d’il y a 15 000 ans. Retrouvée brisée en trois fragments, elle arbore sur chacune de ses faces une représentation de cheval. Des petites masses d’ocre sont aussi régulièrement récoltées au sein des occupations magdaléniennes. Elles portent parfois des traces de leur utilisation, sans qu’il soit possible d’affirmer, à ce jour, qu’elles ont effectivement servi à réaliser des dessins sur les parois de la grotte.

 

 

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