CHASSE AUX RENNES

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Une grande partie de l’activité quotidienne des magdaléniens tourne autour de la chasse aux rennes qui suivent deux grandes migrations par an. Ce rythme migratoire conditionne en grande partie l’activité humaine paléolithique, même si les magdaléniens ont développé des techniques pour stocker certaines ressources et ainsi moins dépendre des mouvements des troupeaux.

Comme dans tous les sites occupés à cette période en Poitou-Charentes, la grotte du Taillis des Coteaux livre un grand nombre de restes osseux et d’outils en relation plus ou moins directe avec l’abattage des proies, la découpe des carcasses, le traitement des peaux…

Les rennes tués sont débités sur le lieu d’abattage et ne sont rapportés dans la grotte que les morceaux les plus charnus. La viande de renne est consommée crue ou cuite, à la pierrade ou en bouillon gras. Leurs fourrures sont également utilisées pour l’habillement, la confection des tentes, etc. Certains os et bois sont façonnés en outils.

taille silex couleur

L’équipement de chasse des magdaléniens est particulièrement élaboré et sa fabrication requiert une importante préparation pour collecter, façonner et assembler tous les matériaux nécessaires. Cet équipement varie en fonction des espèces chassées, mais comprend généralement des sagaies en bois de différentes longueurs et dont les pointes, taillées dans de l’os ou du bois de renne, sont parfois armées de lamelles de silex.

Au Taillis des Coteaux, les milliers de silex découverts dans les niveaux d’occupations magdaléniens sont essentiellement les déchets de taille, des éclats qui résultent de la mise en forme des nucléus à lames ou à lamelles. A partir de ces deux supports, les magdaléniens déclinent toute une gamme d’outils. Les lamelles servent plutôt à la chasse, tandis que les lames sont indifféremment utilisées pour fabriquer des grattoirs, des burins, des pointes… Le silex est un des matériaux le plus utilisé pour la fabrication d’outils durant la Préhistoire.